Complément d'enquête sur nos ancêtres flibustiers - les SEKELING

 

Je vous avais récemment entretenu de l'histoire de Jean Mascate SEKELING et de Jean Pierre SEKELING (n°66 de la revue du C.G.B., p. 2283).

Entre-temps, de nouveaux éléments d'ordre linguistique me portent à émettre une nouvelle hypothèse quant à leur identité réelle. Je dois cependant avouer que cette hypothèse s'écarte assez bien de la précédente mais une recherche sérieuse ne s'achève que lorsque l'on parvient à apporter la démonstration définitive aux suppositions, qu'elles soient d'ordre scientifique ou généalogique. Voici donc la nouvelle piste que je soumets à votre sagacité.

Il n'était pas rare dans la piraterie de se retrouver flibustier malgré soi. En effet, lors d'un abordage réussi, les pirates permettaient souvent aux prisonniers ne pouvant faire l'objet d'une rançon d'embrasser la cause de la flibuste ou d'être assassinés purement et simplement (parfois après avoir été odieusement torturés). Il en allait de même pour les passagers clandestins découverts à bord d'un navire qu'il soit forban ou non.

Or, il se fait qu'en néerlandais moderne, le terme "verstekeling" désigne un passager clandestin et, jadis, on disait "verzekeling" en accentuant la seconde syllabe avec un "z" tirant sur le "s". Il est donc fort probable que nos comparses bataves ne furent que trop heureux d'arriver en janvier 1687 à l'Ile Bourbon après avoir été contraints (?) à la piraterie. L'histoire du premier pourrait être la suivante : Jan KLEIN (francisé en Jean CLAIN) aurait embarqué clandestinement sur un navire forban anglais lors d'une escale à Mascate (les raisons de cet embarquement pouvaient être nombreuses voire inavouables!), tandis que Jan PIETER (francisé en Jean PITRE ou Jean Pierre SEKELING) aurait pu embarquer ailleurs sur le même navire.

 

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